A force de médiatisation, le commun des mortels a presque tout oublié de Metallica. A l'heure de la sortie de "Death Magnetic" la plupart des amateurs de MTV qui regardent en boucle "The Day That Never Comes" semble ne pas avoir conscience que c'est ce même groupe qui dès la sortie de son premier album "Kill'Em'All" à tout bonnement revolutionné le heavy metal. Comment a t'on pu oublier que Metallica a tout bonnement relêgué la violence que degageait les mastodontes du heavy metal (Motörhead, Black Sabbath ou encore Iron Maiden) au rang des petits chanteurs de St Marc ? Si Metallica avait choisi un slogan ce serait assurément quelque chose dans le genre de "Un peu plus de violence dans ce monde de brute." En 1986 sort Master Of Puppets, sans doute un des disques les plus bruyants de toute l'histoire du rock.Et ne vous fiez pas au premières secondes de "Battery" le morceau d'ouverture, le ton est très vite donné et il fait mal aux oreilles. Riffs d'aciers joués plus vite que la lumière, batterie lourde et omnipresente. L'auditeur doit se préparer psyquologiquement si il ne veut pas perdre les pedales : l'album ne contient aucune trève. Le morceau éponyme d'un peu moins de neuf minutes est un pur chef d'oeuvre de brutalité construit et travaillé jusqu'a prendre un aspect presque progressif (à l'image du fameux "The Call Of Ktulu" present sur l'album précédant, Ride The Lightning.) On enchaine sans tarder avec "The Thing That Should Not Be", et force de contaster que si Lovecraft a souvent inspiré le heavy metal (Blue Öyster Cult, Iron Maiden,) on trouve rarement de morceaux qui y font clairement allusion. C'est pourtant le cas de celui-ci, parfaitement dans l'esprit Lovecraftien ("...Stranger aeons Death may die.") "Welcome Home (Sanitarium) semble commencer comme une ballade mais reprend très vite le ton de l'album. Aprés trois morceaux dont un d'une violence encore plus inouie que le reste de l'album ("Disposable Heroes",) et un instrumental dans la lignée de "The Call Of Ktulu", on finie comme on a commencé : dans une violence à la limite du tolèrable avec "Damage Inc".
Presque aussi indispensable que le Black Album qui sortira cinq années plus tard, Master Of Puppets pêche par son excessive violence qui rebutera la plupart des auditeurs. Metallica le comprendra très vite et corrigera ce défaut par la suite avec sa première ballade qui est également un de ses titres les plus connus "Nothing Else Matter".
Note : ****1/2
Du même artiste :
Vous allez aimer :
- Metallica (Black Album)
- Kill'Em'All
- ...And Justice For All
A éviter :
- S&M
- Loaded
- Reloaded
(Master Of Puppets n'étant pas disponible sur deezer, je ne vous propose ici que d'écouter une version live du titre éponyme)
Découvrez Metallica!