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vendredi 14 mai 2010

SPARKS : KIMONO MY HOUSE


Des années 1970 est issue une tripotée de groupes décalés ou complètement névrosés (pas tous bons, comme aimerait nous le faire croire la rumeur...), et les Sparks - ou plutôt Sparks tout court - en sont un exemple particulièrement remarquable. Deux bonhommes américains, Ron et son frère Russel Mael, ont mis au monde ce groupe qui sévit aujourd'hui encore dans nos discothèques... Deux ans après la création officielle de Sparks, en 1974, ils ont sorti leur chef d'œuvre encore inégalé, je cite Kimono My House, qui ne pourra être placé, ainsi que l'ensemble de leurs créations, que derrière la catégorie "indépendant", ou "Sparks" pour les tatillons. L'on peut noter que c'est cet album qui les a, dans une certaine mesure, rendus célèbres au regard de ceux qui prétendent à juste titre écouter de la musique.

Kimono my House débute sur leur titre le plus célèbre : "This Town Ain't Big Enough For The Both Of Us" qui sera réutilisé à diverses occasions (la dernière en date : "Kick Ass" -sisi, écoutez bien...). Une mélodie entêtante répétée en boucle enfle avant le début réel du morceau, ce qui constitue une introduction agréable au disque. Les deux frères se serviront de ce que leur époque leur propose : un piano, un orgue, quelques discrets synthés, batterie, basse, gratte et tout le tralala, ainsi que les (indispensables) bruitages de sons de pistolet et autres sonorités qui ressortent comme autant de cerises sur le gâteau. Les deux Mael se distinguent grâce à leurs voix aigues, mais cependant claire et douce - sans failles. Un vrai plaisir ! Parfois, ils font même penser à une paire de jeunes femmes dans un studio d'enregistrement tellement leur jeu vocal est naturel et précis. Ils ne laissent que peu de surprise dans leur musique, annonçant dans une intro au début de la quasi-totalité des morceaux la couleur souvent sucrée de ce qui va suivre. On se laisse ainsi bercer par des mélodies simples, ou à peine plus complexe, et par la voix formidable des deux compères.

Le piano a un rôle prédominant au sein de leurs productions. Il suit, plus régulièrement que la guitare, la mélodie et accompagne les chanteurs, confortant l'idée de la douceur élaborée des morceaux. Sparks est assurément l'un des groupes les plus déjantés de son époque. Avant Mr. Bungle, ils n'hésitent pas à donner un aspect de dessins animés à leurs mélodies, ou de boîte à musique avec un xylophone... ce qui rend leurs créations si originales. Ils se renouvellent sans problèmes, non seulement dans leurs morceaux mais aussi à travers le temps. Ainsi, Kimono My House se distingue nettement de Propaganda, Hello Young Lover, ou encore de leur dernière création, Exotic Creature Of The Deep. Mais ils ne poussent pas le dépaysement jusqu'au sein des albums.

On peut noter un duo vocal des deux frangins dans Equator : tandis que l'un répète le terme "equator", l'autre part en improvisation en chantant, à la façon d'un guitariste pris dans un solo endiablé. Mais avec sa voix. Cet extrait est un bon exemple de leur capacité... Ils ont ainsi le talent de créer des mélodies à vocation. On en retrouve d'ailleurs plusieurs dans des oeuvres cinématographiques diverses, dans des publicités... Cependant, pour une raison qui continue à m'échapper, sur trente individus bêta, un seul aura connaissance du nom "Sparks"... C'est l'un des cas dans lesquels la qualité de la musique dépasse la célébrité des musiciens. Mais au fond, est-ce un mal ? Peut-être est-ce l'un des éléments qui permettent à Sparks de demeurer aussi peu commercial et de continuer à tirer de bons albums - bien que tout ne soit pas parfait dans l'ensemble de leur œuvre, toujours pas arrivée à terme d'ailleurs... Enfin bon, ils ont malgré tout suffisamment de renommée pour ne pas être rejetés par leur éditeurs, et les papis qu'ils sont aujourd'hui continuent à bosser ferme pour notre plus grand plaisir... sans que leur voix change d'un iota. Miracle de la science, d'une entité supérieure musicale ou du corps humain, le fait nous arrange bien et nous pouvons espérer écouter leurs productions de longues années durant. A présent, une note évidente pour leur meilleur album :

Note : *****

Liste des morceaux :

1.This Town Ain't Big Enough For The Both Of Us

2.Amateur Hour

3. Falling In Love With Myself Again

4. Here In Even

5. Thank God It's Not Christmas

6. Hasta Manana Monsieur

7.Talent Is An Asset

8. Complaints

9. In My Family

10. Equator

11. Barbecutie

12. Lost And Found

lundi 6 octobre 2008

SPARKS : EXOTIC CREATURES OF THE DEEP

Sparks, (et non pas "The Sparks" comme on pourrait le croire) est un groupe de Los Angeles formé en 1970. Produisant une musique athipique qui ne peut être classé dans aucun style connu à ce jour (si certains morceaux peuvent se ratacher à un genre, l'oeuvre entiere est totalement inclassable), les Sparks n'ont jamais connu le succés qu'il meritait. Et si l'album "Kimono My House" a remporté un relatif succés aux U.S.A, le publique français n'a jamais accepté (ou decouvert) le duo des frères Mael (Ron aux claviers et Russel au chant.)

Sortit en 2006, leur album "Hello Young Lovers" a reussi à prouver que le style des Sparks a bien mieux vieilli que celui de la plupart de ses contemporains et peut facilement être qualifié d'intemporel. Aprés cette performance, on été en droit d'attendre aussi bien de l'album "Exotic Creature Of The Deep" sorti le 19 mai 2008.
C'est donc la tête pleine des melodies de "Hello Young Lovers" que j'ai commencé l'ecoute de cet album. Premier point, la voie de Russel Mael (qui rappelont le a 60 ans) n'a rien perdu de sa puissance et de son originalité qui on fait le talent de Sparks pendant 38 ans de bon et loyaux services. L'album s'annonce donc sous les meilleurs augures. Et on est forcé d'admettre qu'il est plutôt bon. Les morceaux sont toujours aussi variés et le style plutôt different de "Hello Young Lovers" accroche facilement. Malheureusement, l'album ne se demarque pas dans l'ensemble. Certains morceaux aurait gagnés à être racourci et le style répétitif de l'album precedent est moins accrocheur et pourra en lasser certains. L'utilisation intensive du synthetiseur font tendre certains morceaux vers un rock electro pas toujours trés bien maitrisé.

Malgré ces quelques defauts, "Exotic Creatures Of The Deep" reste un disque honnete et mérite l'achat pour tout amateur des Sparks. Applaudissont l'initiative d'un groupe qui innove en permanence et semble jouer une musique intemporelle. C'est toujours mieux que les albums insipides que nous sortent habituellement les vieilles gloires.

Liste des morceaux :

1. Intro (1:02)
2. Good Morning (3:53)
3. Strange Animal (5:45)
4. I Can't Believe That You Would Fall for All the Crap in This Song (3:54)
5. Let the Monkey Drive (4:09)
6. Intro Reprise (0:24)
7. I've Never Been High (4:31)
8. (She Got Me) Pregnant (4:13)
9. Lighten Up, Morrissey (4:14)
10. This is the Renaissance (3:45)
11. The Director Never Yelled 'Cut' (3:54)
12. Photoshop (4:01)
13. Likeable (6:13)


Note : ***


Du même groupe :

vous allez aimer :
- Kimono My House
- Hello Young Lovers
- Propaganda

A eviter :
- Big Beat


Découvrez Sparks!